Les orientations

Depuis sa création en 1993, l’association Maison des Bateleurs – Solidarités Jeunesses a dû prendre des décisions importantes sur les orientations et les mettre en œuvre. Sans cesse, les différents protagonistes de l’association, chacun à son échelle, ont contribué à faire avancer les choix. A travers l’ensemble de ce document, les valeurs, l’histoire, la gouvernance et les actions existantes de l’association ont été décrites.

Les orientations sont fixées pour les trois prochaines années à venir. Bien évidemment, les orientations seront amenées à évoluer au fur et à mesure du temps et à être adaptées si nécessaire. Ces thèmes définis collectivement sont transversaux à toutes les actions de l’association. Ils seront développés dans le projet associatif en tant qu’axes d’orientations majeurs pour les 3 années à venir.

Cette dernière partie vise à coucher sur papier les orientations décidées par l’ensemble des membres de Maison des Bateleurs – Solidarités Jeunesses, a un moment T. En juillet 2020, une journée associative rassemblant à la fois des élu.e.s, des salarié.e.s, des bénévoles, des volontaires, s’est tenue. Les souhaits de chacun.e en terme de vision et de perspective pour l’association y ont été débattus.

Les trois grands thèmes de nos orientations sont les suivants :

1/ Favoriser un mode de vie durable/éco-responsable

2/ Favoriser le développement local

3/ Favoriser l’humain au cœur de l’organisation

Suite à la définition de ces orientations, celles-ci ont été retravaillées plus précisément par la commission Projet associatif et soumises à modifications, relecture et réécriture auprès des salarié.e.s en poste à la fin de l’année 2020. Les commissions sont invitées à les prendre activement en considération lorsqu’elles prennent des décisions et dans la réflexion sur comment les mettre en œuvre.

1/ Favoriser un mode de vie durable/éco-responsable

L’association Maison des Bateleurs – Solidarités Jeunesses a toujours favorisé la prise en compte de la thématique environnementale. L’évolution du contexte global en France et dans le Monde a accentué l’attention portée au développement durable, à l’écologie, à l’environnement depuis plusieurs années. Comment faire du tri et des choix dans tous ces termes ? Quels sont ceux que l’on choisit au sein de l’association ? Comment favoriser une prise de conscience réelle? Tout cela fait débat…

La chose sur laquelle tout le monde s’entend est la suivante : « prendre conscience qu’un mode de vie plus responsable et respectueux de l’environnement est aujourd’hui nécessaire ». C’est pourquoi l’association a depuis plusieurs années redoublé d’efforts pour mettre en œuvre des actions autour de ces thèmes.

Le lieu d’accueil La Maison des Bateleurs, a été pensé comme un outil de rencontre et de mixité, mais aussi de sensibilisation à un mode de vie différent.

Plusieurs thèmes peuvent être distingués pour organiser le développement de ces orientations :

Le Bâti : 

  • Participer à des réseaux existants en terme d’éco-construction, etc  
  • Chercher à valoriser l’existant et à sensibiliser au travers d’action de communication et des affichages
  • Utiliser des matériaux respectueux autant que possible de l’environnement, en favorisant en premier lieu la récupération
  • Améliorer le cadre de vie pour que les usagers et visiteurs ressentent et perçoivent la dynamique et les valeurs portées par l’association

Les structures environnementales :

  • Entretenir ou restaurer les structures existantes qui sont des supports d’animation à l’environnement tels que des toilettes sèches, des bassins de phyto-épuration, etc
  • Développer de nouvelles structures environnementales afin de sensibiliser les personnes accueillies ou participantes

Le jardin potager :

  • Réfléchir au lien entre la production maraîchère et la restauration au sein de l’association (consommation – transformation – conservation)
  • Échanger,  partager sur les techniques de maraîchage pour que cet espace devienne un jardin d’expérimentation / un jardin pédagogique
  • Avoir un jardin qui puisse être un support de rencontre avec les habitants du canton de Montendre et en partenariat avec des associations locales (ex : centre de loisirs) 
  • Éviter le gaspillage 
  • Avoir une réflexion écologique autour de la récupération de l’eau pour alimenter le potager

Cadre de vie :

  • Se fournir localement et éthiquement / Consommer plus local
  • Développer notre réseau auprès des agriculteurs ou de fournisseurs locaux
  • Acheter en gros dans le cadre de groupements afin de minimiser les coûts financiers des fournitures
  • Acheter en vrac pour assurer le moins de déchets possible 
  • Éviter le gaspillage alimentaire
  • Faire ses produits d’entretien écologiques 
  • Réfléchir à nos modes de déplacements pour qu’ils s’orientent vers des modes de déplacements responsables, plus en accord avec les valeurs défendues
  • Améliorer le système énergétique par exemple limiter la consommation du chauffage.

Les actions de l’association, en dehors du lieu d’accueil, sont aussi des lieux où l’association souhaite développer et s’orienter vers un mode de fonctionnement plus durable. Les chantiers de volontaires internationaux ou encore les projets européens présents sur l’ensemble du territoire Nouvelle-Aquitaine peuvent eux aussi être des lieux d’expérimentation. Le centre d’accueil, La Maison des Bateleurs, est un lieu d’expérimentation de bonnes pratiques que l’on peut exporter sur les activités extérieures (chantiers – projets européens –  séminaires – formations – forums). Des pistes de mise en œuvre à l’extérieur existent déjà :

  • Créer des kits pour chaque chantier de produits d’entretien écologiques
  • S’informer sur la gestion du tri au niveau local
  • Acheter du matériel pédagogique et de communication dans une réflexion écologique (local – durable – éthique)

2/ Favoriser le développement local

L’association Maison des Bateleurs – Solidarités Jeunesses s’est progressivement fait une place dans le territoire de la Haute-Saintonge. Elle est également présente sur l’ensemble de la région Nouvelle Aquitaine, depuis de nombreuses années. Ainsi, elle a un lien privilégié avec les collectivités locales sur des territoires très variés, notamment grâce à son action des chantiers de volontaires internationaux, en partenariat avec de nombreuses communes, communautés de communes, etc. 

Le développement local est avant tout pour l’association une façon concrète de refléter l’ensemble des valeurs qu’elle souhaite transmettre et voir émerger au sein de lieux divers et les plus multiples possibles. Le tissage et le maillage à chaque fois réfléchi au cœur de chaque projet est toute la plus-value des actions menées. L’association veille à impliquer le maximum d’acteurs/trices sur un territoire afin de mener à bien cet ancrage territorial.

De plus, pour répondre aux besoins de ces territoires à la fois ruraux et périurbains, l’association a un rôle à jouer auprès d’un public local diversifié : nombreuses associations, écoles, collèges, lycées, EHPAD, centre de loisirs, etc. Elle doit développer ou maintenir des actions tournées vers les habitants des différents territoires. L’enjeu est de partir du besoin exprimé ou identifié par les habitants ou les acteurs du territoire, en complément des actions menées par les autres structures locales. Ainsi les actions de l’association, Maison des Bateleurs – Solidarités Jeunesses continuera d’être plus que jamais un espace unique, atypique et alternatif : un lieu de réelle mixité sociale et culturelle.

Afin d’atteindre cet objectif, plusieurs actions pourront être maintenues, développées ou mises en place :

  • Développer le lien avec les habitants locaux  : – Proposer des cours de langues à la population locale – Développer des soirées interculturelles – Travailler avec et dans d’autres associations locales – Développer des temps privilégiés et personnalisés entre les volontaires et les habitants locaux (ex : accueil en familles). 
  • Créer des événements réguliers pour faciliter la rencontre, partager nos valeurs
  • Continuer le travail en partenariat avec des structures locales éducatives ou sociales en direction des habitants du territoire (ex : Projet MOVE IT)
  • Participer à l’animation du territoire en proposant des projets inclusifs et en s’inscrivant dans des projets à l’initiative des acteurs locaux

3/ Favoriser l’humain au cœur de l’organisation

Dans l’association, Maison des Bateleurs – Solidarités Jeunesses, et plus largement dans le mouvement national, l’humain est au cœur des préoccupations et par conséquent central dans chacune de nos actions menées.

Il est sans doute primordial de rappeler également que l’association revendique son appartenance au mouvement de l’Éducation populaire.

Selon l’observatoire de la jeunesse, (extraits du numéro 14 de juillet 2013, publié par l’Institut national de la Jeunesse et de l’Éducation Populaire (INJEP)) :« Il y a à peu près autant de définitions de l’Éducation populaire que de mouvements ».

Il est tentant de partir de la proposition de Françoise Tétard, historienne de l’Éducation populaire, pour qui « participent de l’Éducation populaire ceux qui s’en réclament »  mais il est aussi intéressant de prendre connaissance de celle de Jean-Claude Dumoulin, (Président du FONJEP dans “Éducation Populaire, nostalgie ou réalité”, Document de l’INJEP 1992) :

“L’éducation populaire peut être comprise comme un moyen de réalisation de l’ambition démocratique : le pouvoir des citoyens par les citoyens pour les citoyens. Ainsi doit-elle permettre à ceux qui n’ont pas accès à l’acquisition des savoirs de base nécessaire à l’exercice de la citoyenneté, la structuration d’une pensée rationnelle, et l’apprentissage collectif de la démocratie dans les luttes menées pour la faire triompher, au sein des institutions qui la promeuvent”.

« De tous les mouvements de l’Éducation Nationale, malgré leurs diversités, ressortent deux  invariants qui apparaissent comme constitutifs de l’éducation populaire :

– favoriser l’accès au savoir et à la culture du plus grand nombre et en particulier aux plus démunis

– considérer l’éducation de tous comme la condition de l’exercice de la citoyenneté et de la démocratie. »

Ces deux invariants ont un corollaire : la mise en œuvre de pédagogies actives mobilisant les capacités et compétences du sujet apprenant et le plaçant en position d’acteur. »

Fort de cette idée, la dernière orientation du projet associatif vient remettre au centre la place de chacun.e. 

Les outils de la sociocratie nous permettent d’associer tous les acteurs de l’association et de favoriser les échanges à l’intérieur des “cercles”: volontaires, salarié.e.s, bénévoles élu.e.s ou non. 

Tout le travail mené récemment autour du nouveau mode de gouvernance (CA élargi, inclusion dans les commissions, système de prise de décision, mode d’élection …) tel que décrit dans la partie A “Vers un autre mode de gouvernance” vise à s’interroger sur la place des acteurs de l’association au cœur de notre organisation.

Des termes sont chers aux membres de l’association, ils sont et resteront les garants d’un fonctionnement sain : Bienveillance – Reconnaissance de chacun.e – Communication non violente. Toutes ces façons de communiquer permettent de fluidifier les échanges entre les différents protagonistes gravitant dans et autour de l’association, et ils sont nombreux. Plusieurs étapes peuvent être nécessaires en fonction de chacun.e : avoir les informations sur le projet associatif, se l’approprier, le comprendre et devenir force de proposition dans le collectif. Peut-être pouvons-nous rappeler que l’association, c’est chaque année un nombre important d’acteurs :

  • entre 10 et 15 élu.e.s au membres du conseil d’administration
  • entre 3 et 6 salarié.e.s
  • entre 5 et 10 volontaires court et long terme 
  • entre 250 et 300 personnes accueillies sur les différents activités en Nouvelle Aquitaine (chantiers – accueils de groupe – projets européens)
  • entre 20 et 50 bénévoles

Autant de personnes, autant de rôles différents dans l’association; aussi, il nous paraît important de clarifier les missions/mandats pour permettre à chacun.e de trouver sa place. 

Par exemple, pour cela, il est nécessaire de créer des moments formels de réunion des volontaires pour décider ensemble des chantiers à la Maison et veiller à avoir davantage de variétés au niveau de ces chantiers internes.

Ou encore, pour améliorer les échanges et favoriser le double lien entre les différents cercles, de proposer :

– un chantier de cohésion  sur une ou deux matinées chaque année associant les bénévoles  et les volontaires sur le chantier à la Maison.

– des stages de cohésion (autour du théâtre et ou de parcours de marche par exemple) pour créer une équipe soudée entre les membres de l’association.

– un investissement / un accueil des élu.e .s dans les moments de représentation et des bénévoles sur les activités.

Ces 3 orientations ne demandent qu’à évoluer en fonction des personnes qui portent les valeurs de l’association et au fil du temps. Des documents plus précis existent pour les mettre en œuvre, tels que les règles de vie collective, etc.

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